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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Biologie Epidémiologie et Analyse de Risque en santé animale

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Fièvre Q : la contribution des bovins en tant que réservoir des infections humaines ne doit pas être négligée

Fièvre Q : la contribution des bovins en tant que réservoir des infections humaines
La fièvre Q, causée par Coxiella burnetii, est une zoonose dont les principaux réservoirs sont les ruminants domestiques (bovins, ovins, caprins). La contribution des bovins au risque de transmission à l’homme reste incertaine car les précédentes études chez l'homme ont pour la plupart été réalisées dans des zones comprenant à la fois des bovins et des petits ruminants, ces derniers étant systématiquement impliqués dans les épidémies de fièvre Q. Dans deux départements de l’ouest de la France, caractérisés par une fréquence élevée d’infection chez les bovins et une très faible densité de petits ruminants, la prévalence de séropositivité mesurée chez l’homme montre la circulation de Coxiella y compris en l’absence de petits ruminants : 56% des éleveurs de bovins laitiers, 89% des vétérinaires, et 13% de la population générale adulte étaient porteurs d’anticorps. Ce risque était d’abord professionnel, lié à une activité au contact avec des bovins pour la population générale et à la détention d’un troupeau infecté pour les éleveurs, à l’exclusion de tout autre facteur. Il est donc nécessaire de sensibiliser les médecins aux symptômes de la fièvre Q et à l’importance des mesures générales de biosécurité pour maîtriser le risque d’infection humaine par les bovins, en particulier pour les personnes à risque du fait de leur exposition professionnelle.

Contexte et enjeux

La fièvre Q, causée par Coxiella burnetii, est une zoonose dont les principaux réservoirs sont les ruminants domestiques (bovins, ovins, caprins). La plupart des études de séroprévalence et de facteurs de risque chez l'homme ont été réalisées dans des zones comprenant à la fois des bovins et des petits ruminants, ces derniers étant systématiquement impliqués dans les épidémies humaines de fièvre Q. De ce fait, la contribution spécifique des bovins au risque de transmission à l’homme reste incertaine. De plus, dans ces mêmes zones, le statut sérologique positif d'une partie de la population pourrait résulter de déterminants liés aux caprins, ce qui interroge la validité des facteurs de risque de séropositivité rapportés dans la littérature pour les humains vivant au contact ou à proximité des seuls bovins.

Afin d'évaluer spécifiquement le rôle des bovins, et d'identifier les actions préventives spécifiques qui pourraient être conseillées à ces populations humaines, nous avons mené une étude transversale dans des zones où l'infection par C. burnetii chez les bovins était endémique, et où la densité de bovins et de petits ruminants était respectivement élevée et très faible. Les objectifs étaient d'estimer la séroprévalence et d'explorer les facteurs de risque de séropositivité parmi des groupes à risque professionnel (éleveurs et vétérinaires) et non professionnel (population adulte générale).

Résultats

Des sérums ont été collectés chez 176 éleveurs de bovins laitiers, 45 vétérinaires et 347 donneurs de sang (représentant la population générale), et testés pour les anticorps de phase I et II en utilisant l'IFA. Les taux de séroprévalence étaient de 56,3 % chez les éleveurs de bovins, de 88,9 % chez les vétérinaires et de 12,7 % chez les donneurs de sang. Les facteurs de risque identifiés étaient : dans la population générale, le fait de travailler au contact de ruminants, comparativement à toute autre activité ; chez les éleveurs, la gestion d'un troupeau bovin lui-même infecté. Aucun autre facteur de risque contrôlable (mode de vie, activités de plein air, proximité d'animaux de compagnie et de production, pratiques professionnelles et de biosécurité) n'a été mis en évidence.

Perspectives

Dans les zones où la fièvre Q est endémique chez les bovins, l'exposition humaine à C. burnetii est dans une certaine mesure inévitable, étant donné le fort potentiel de dispersion de cette bactérie, son ubiquité ainsi que sa résistance élevée dans l'environnement. Cependant, exposition n'implique pas systématiquement infection ni maladie. De plus, la plupart des infections restent asymptomatiques ou entraînent un léger syndrome grippal. Cependant, des formes aiguës graves ainsi que des complications (endocardites, avortements, …) peuvent survenir. La sensibilisation des médecins aux symptômes de la fièvre Q et à l’importance de l’adoption des mesures générales de biosécurité est cruciale et doit être renforcée, notamment pour les groupes à risque et ce dans toutes les zones d’élevage, y compris en l’absence de petits ruminants.

Valorisation

2 publications scientifiques

Lettres d’information à destination des participants

Restitution écrite confidentielle à chaque participant de son statut sérologique

Références bibliographiques

Pouquet et al., 2020. Doi: 10.1017/S0950268820001880

Beaudeau et al., 2021. Doi: 10.1111/zph.12803