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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Biologie Epidémiologie et Analyse de Risque en santé animale

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Dynamique de transmission de 2 agents pathogènes (Mannheimia haemolytica et Mycoplasma bovis) chez des Jeunes Bovins en début de période d’engraissement

La diversité très variable des souches de 2 bactéries majeures impliquées dans les maladies respiratoires des jeunes bovins suggère des origines d’infection différentes. Pour Mannheimia haemolytica plusieurs clones (pulsotypes) ont été retrouvés lors d’épisodes de bronchopneumonies infectieuses (BPI) en début d’engraissement. En revanche, pour Mycoplasma bovis un seul clone était présent lors des épisodes à forte prévalence. Ces résultats permettent de mieux comprendre la dynamique de transmission de ces agents et permettront à terme de mieux adapter les mesures de contrôle des BPI.

Contexte/enjeux/ problématique nationales et/ou internationales

Plus de 50 % de la viande bovine européenne et nord-américaine provient de bovins mâles élevés à partir du sevrage en ateliers d’engraissement (USDA, 2011, FranceAgriMer, 2010). Les bronchopneumonies infectieuses (BPI) sont les principales maladies rencontrées dans ces ateliers (Assié et al., 2009, Cusack et al., 2003, Smith, 2009). Ce sont des maladies infectieuses dues à des virus et des bactéries. Parmi les bactéries, Mannheimia haemolytica  (M. haemolytica) et Mycoplasma bovis (M. bovis) sont considérées comme des agents importants. A côté de ces agents infectieux, différents facteurs liés aux animaux, aux conditions d’élevage et à l’environnement favorisent l’apparition de signes cliniques.

Les mesures visant à prévenir l’apparition des BPI reposent sur la maîtrise des facteurs de risque et sur des vaccinations ciblées contre certains des agents infectieux. Ces mesures diminuent l’incidence des cas mais ne permettent toutefois pas d’empêcher totalement l’apparition des BPI (Taylor et al., 2010). Difficiles à détecter rapidement et dans leur totalité (Timsit et al., 2011), les BPI entraînent alors des retards de croissance et des mortalités qui peuvent impacter lourdement le résultat économique des ateliers d’engraissement (Griffin, 1997, Smith, 1998).

Le traitement des BPI nécessite l’utilisation d’antibiotiques (Radostits et al., 2007). Pour contourner la difficulté de la détection des jeunes bovins qui pourraient bénéficier d’un traitement, une stratégie alternative au traitement curatif des seuls bovins détectés par l’inspection visuelle est le recours à la métaphylaxie, c'est-à-dire au traitement de l’ensemble des animaux d’un lot après la détection des premiers cas pouvant nécessiter un traitement (Schwarz et al., 2001). Comme tout traitement antibiotique non ciblé, la métaphylaxie entraîne le traitement d’animaux sains qui n’en nécessiteraient peut être pas et donc une surconsommation potentielle d’antibiotiques. En effet, une justification de ce recours à la métaphylaxie est la protection qu’elle pourrait conférer en prévenant la survenue de nouveaux malades secondaires à la transmission de bactéries pathogènes au sein des lots d’animaux. Dans l’objectif global d’une réduction de la consommation d’antibiotiques, le recours à la métaphylaxie dans le traitement des BPI doit être très prudent. Or, à l’heure actuelle, les connaissances sur la transmission horizontale des bactéries impliquées dans les BPI notamment lors de ou juste après la mise en lot ne sont pas suffisantes pour évaluer le danger réel que représentent ces cas secondaires.   

L’objectif de nos travaux a été de déterminer si un seul ou plusieurs clones de M. haemolytica et de M. bovis sont présents dans le poumon des différents bovins d’un lot lors d’épisodes de BPI. Les isolats de M. haemolytica et de M. bovis ont été caractérisés par électrophorèse en champ pulsé (PFGE)

 

Résultats

Seize épisodes de BPI sont apparus naturellement dans 12 lots de 8 à 12 jeunes bovins (n=112) nouvellement arrivés dans 3 ateliers d’engraissement. M. haemolytica a été isolée pendant 14 de ces épisodes. 175 isolats de M. haemolytica ont été collectés. Deux à 3 clones de M. haemolytica ont été retrouvés dans 10 épisodes alors qu’un seul clone a été retrouvé dans 4 épisodes. Des isolats de M. bovis ont été retrouvés lors de 8 de ces 16 épisodes. La prévalence intra-lot des bovins positifs à M. bovis a été de 8 à 100%. La PFGE a révélé que, même si les bovins provenaient de différents élevages naisseurs d’origine, un seul clone de M. bovis était présent dans un lot lors d’épisode de BPI à forte prévalence d’infection de M. bovis.

 

Perspectives/impact à terme

La diversité significative des souches de M. haemolytica pendant les épisodes de BPI indique que les BPI dans lesquelles M. haemolytica est impliquée n’est pas essentiellement due à la diffusion d’un seul clone virulent parmi les bovins et fait ressortir l’importance des facteurs qui prédisposent à l’apparition des cas en aidant la flore résidente dans le nasopharynx des bovins à surclasser leur système immunitaire.

Même si M. bovis peut survenir chez des animaux porteurs après un événement stressant comme le transport ou l’allotement, l’augmentation de prévalence de l’infection pulmonaire à M. bovis observée lors d’épisodes de BPI qui surviennent tôt dans la période d’engraissement semble essentiellement due à la transmission horizontale d’un clone parmi les jeunes bovins.

 

Valorisation

Timsit E., Christensen H., Bareille N., Seegers H., Bisgaard M., Assié S. 2012. Transmission dynamics of Mannheimia haemolytica in newly-received beef bulls at fattening operations. Veterinary Microbiology.http://dx.doi.org/10.1016/j.vetmic.2012.07.044

Timsit E., Arcangioli M.A., Bareille N., Seegers H., Assié S. 2012. Molecular epidemiology of Mycoplasma bovis during bovine respiratory disease outbreaks in newly-received beef bulls at fattening operations. Journal of Veterinary Diagnostic Investigation. In press.

 

Bibliographie

  • Assié, S., H. Seegers, B. Makoschey, L. Desire-Bousquie, et N. Bareille. 2009. Exposure to pathogens and incidence of respiratory disease in young bulls on their arrival at fattening operations in France. Veterinary Record 165: 195-199.
  • Cusack, P., N. McMeniman, et I. Lean. 2003. The medicine and epidemiology of bovine respiratory disease in feedlots. Australian Veterinary Journal 81: 480-487.
  • FranceAgriMer. 2010. Filière bovine. http://www.franceagrimer.fr/Projet-02/08publications/
  • elevage/bovins_20103. pdf
  • Griffin, D. 1997. Economic impact associated with respiratory disease in beef cattle. The
  • Veterinary clinics of North America 13: 367-377.
  • Radostits, O., C. Gay, K. Hinchcliff, et P. Constable. 2007. Veterinary Medicine: A textbook of the diseases of cattle, horse, sheep, pigs, and goats. 10th ed. W.B. Saunders Ltd, London.
  • Schwarz, S., et E. Chaslus-Dancla. 2001. Use of antimicrobials in veterinary medicine and mechanisms of resistance. Veterinary Research 32: 201-225.
  • Smith, R. 1998. Impact of disease on feedlot performance: a review. Journal of Animal Science 76: 272-274.
  • Smith, R. 2009. North American cattle marketing and bovine respiratory disease (BRD). Animal Health Research Reviews 10(2): 105-108.
  • Taylor, J., R. Fulton, T. Lehenbauer, D. Step, et A. Confer. 2010. The epidemiology of bovine respiratory disease: what is the evidence for preventive measures? The Canadian Veterinary Journal 51: 1351-1359.
  • Timsit E., Bareille N., Seegers H., Lehebel A., Assié S. 2011. Visually undetected fever episodes in newly received beef bulls at a fattening operation: Occurrence, duration, and impact on performance. Journal of Animal Science 89: 4272-4280.
  • United States Department of Agriculture (USDA). 2011. U.S. Beef and Cattle Industry: Background Statistics and Information. http://www.ers.usda.gov/news/BSECoverage.htm