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Dernière mise à jour : Mai 2021

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Unité Horticole

PROJET MASTRUS RIDENS

MASTRUS RIDENS
PROJET MASTRUS RIDENS : Une solution prometteuse pour lutter contre la recrudescence des dégâts liés au carpocapse

L’Inra a démontré la spécificité d’un parasitoïde du carpocapse des pommes dans nos conditions françaises. Son introduction pourrait réduire la population totale de ce ravageur majeur.

Le carpocapse (Cydia pomonella) est un papillon de nuit dont la larve (vers de la pomme) s'attaque aux fruits du pommier, du poirier, du noyer et d'autres arbres fruitiers.

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Avec le réchauffement climatique, une pression de plus en plus importante de ce bioagresseur est constatée. Une troisième génération est désormais complète dans le sud de la France (apparition d’un début de 4ème génération dans les zones les plus chaudes). Dans les régions plus septentrionales, 2 générations sont présentes chaque année avec une ébauche de 3ème les années les plus chaudes.

Moyens de lutte contre le carpocapse

 1/ Les insecticides de synthèses ou biologiques

Depuis 50 ans l’utilisation d’insecticides chimiques a permis de lutter contre le carpocapse. Les premiers cas de résistances aux insecticides ont été décrits à la fin des années 80. Aujourd’hui la plupart des grandes familles chimiques sont touchées par ces phénomènes de résistances, qui sont accentués par la diminution du nombre de familles chimiques homologuées.

En agriculture biologique, la démultiplication des interventions à base de la seule souche de virus de la granulose alors disponible a conduit à l’apparition des premières résistances dès 2005 dans le Sud-Est de la France. La deuxième génération de virus de la granulose n’est pas concernée pour le moment par ce phénomène de résistance. L’efficacité du virus de la granulose est limitée en 2ème génération du fait du raccourcissement du stade baladeur et de la pénétration plus rapide de la larve dans le fruit.

 

2/ La confusion sexuelle

Cette méthode de lutte biologique est homologuée en France depuis 1999. Cependant son efficacité diminue, à cause du réchauffement climatique qui est favorable au développement du carpocapse ce qui entraine une augmentation des traitements d’accompagnements.

 

3/ Les Nématodes

 Cette méthode de lutte biologique est censée diminuer l’inoculum, les nématodes parasitant les chenilles diapausantes. Cependant les conditions d’applications (température et humidité) requises pour une pleine efficacité ne sont pas toujours présentes

 

4/ Les filets

 Les filets « insect-proof », filets à maille fine, constituent une barrière physique limitant la circulation des carpocapses. Ces filets peuvent être mono-rangs ou mono-parcelles. Ils constituent un investissement élevé et génèrent en fin de vie des déchets plastiques.

 L’arboriculture « conventionnelle » combine l’ensemble de ces moyens de lutte, de même que l’arboriculture « biologique » à l’exclusion des traitements phytosanitaires utilisant des produits de synthèse.

 

Objectifs de INRAE

 L’objectif de l’essai BIOCCYD-Mastrus » porté par l’INRA et financé par FranceAgriMer est de mettre en place une lutte biologique contre le carpocapse par acclimatation d’un nouvel auxiliaire.

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 La lutte biologique par acclimatation consiste en l’introduction d’un auxiliaire exotique afin qu’il s’établisse sur un territoire et qu’il contrôle durablement les populations du ravageur ciblé. Cette méthode constitue donc une invasion biologique planifiée. L’objectif est donc d’introduire un auxiliaire spécifique et efficace.
Une fois établi l’auxiliaire doit pouvoir se disperser naturellement et contrôler le ravageur sur l’ensemble d’un territoire (milieux cultivés, milieux sauvages, etc.).
L’introduction récente de Torymus sinensis pour lutter contre le cynips du châtaignier en France est l’exemple d’une opération aboutie.

 

Mastrus ridens : une solution prometteuse pour lutter contre la recrudescence des dégâts liés au carpocapse ?

 Le carpocapse est originaire d’Asie Centrale (bassin originel des pommiers sauvages). Dans les années 90, un parasitoïde spécifique du carpocapse, Mastrus ridens, a été découvert.
Depuis des introductions de Mastrus ridens ont été réalisées en Californie (en vergers de pommier et noyer), Argentine- 2005, Chili-2006, Nouvelle-Zélande-2012 et Australie-2015
Le taux de parasitisme sur les cocons hivernants par Mastrus ridens peut atteindre 70%

 

Qui est Mastrus ridens  ?

Mastrus ridens est un hyménoptère (micro guêpe) de la famille des Ichneumonidae.
L’adulte femelle pond ses œufs sur la larve hôte et plusieurs larves de Mastrus ridens se développent à partir d’une seule larve de Carpocapse.
Les femelles localisent les larves de carpocapses grâce aux phéromones d’agrégation émises par ces dernières lorsqu’elles tissent leurs cocons. Mastrus ridens s’attaque exclusivement au stade pré-nymphal du carpocapse, qui est également son stade diapausant.

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  L’Unité mixte de recherche ISA (Centre INRAE Paca) a déposé un dossier d’évaluation au champ, ce dossier comportant :

  • Les bénéfices attendus vs éventuels risques (effets non-intentionnels),
  • La spécificité d’hôte de Mastrus ridens.
    • A ce jour, aucune espèce n’appartenant pas à la famille des Tortricidae n’a été parasitée par Mastrus ridens en conditions contraintes,
    • Seules quelques espèces, en particulier du genre Cydia (C. splendana, C. nigricana) ont fait l’objet d’un parasitisme réussi en conditions de laboratoire mais avec un succès toujours plus faible (en terme de nombre de descendants ou de taille de descendants) que sur carpocapse.

 Par arrêté (9 mai 2017) des Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement : l’autorisation est donnée à l’INRA pour mener des introductions de Mastrus ridens au champ.

 L’objectif du projet BIOCCYD-Mastrus est donc de développer et tester une nouvelle stratégie complémentaire voire alternative de contrôle du carpocapse de la pomme en vergers de pommier, la lutte biologique à l’aide d’un insecte parasitoïde d’origine exotique.
Cette opération de lutte biologique classique, vise à l’établissement pérenne de l’auxiliaire et doit ainsi permettre un contrôle (au moins partiel) durable du ravageur dans les vergers de production mais également dans les zones réservoirs de carpocapse (vergers abandonnés, arbres sauvages, jardins, etc.). L’évaluation de cette méthode sera effectuée tant en terme d’efficacité et de dispersion de l’auxiliaire qu’en terme de stratégies de mise en œuvre et d’optimisation.

 

Le projet ≪ BIOCCYD-Mastrus ≫ est décomposé en 5 actions principales.

1. Production de l’auxiliaire et de son hôte

Dans le cadre de cette action, des élevages de Cydia pomonella et de Mastrus ridens sont maintenus au laboratoire pour les besoins expérimentaux ainsi que pour les lâchers expérimentaux d’auxiliaires et les suivis post-introduction.

 2. Caractérisation génétique de l’auxiliaire et constitution de souches de diversité génétique variable.

Cette action vise à améliorer les connaissances concernant l’effet de la diversité génétique sur l’établissement des populations introduites, en particulier dans le cas d’auxiliaires de lutte biologique. Elle consiste principalement a caractériser génétiquement l’auxiliaire et a constituer des souches de diversité génétique variable en vue de leur test au laboratoire puis de leur utilisation dans les expérimentations de terrain.

 3. Expérimentations de terrain

C’est dans le cadre de cette action que seront menées les opérations d’introductions expérimentales de Mastrus ridens sur le terrain. L’acquisition de données se fera ensuite par la mise en œuvre de suivis pré- et post-introduction visant à caractériser divers paramètres et mesures (taux d’établissement et efficacité de l’auxiliaire, impact sur les infestations de carpocapse, dynamique spatiale et temporelle, génétique des populations).
C’est en particulier dans cette action que s’inscrit l’UE Horticole, en servant de site de lâcher, en recrutant des partenaires arboriculteurs pour constituer des zones d’introductions sur l’ensemble des pays de la Loire (3ème bassin de production de pomme français) et en participant à l’ensemble des opérations de caractérisation, lâchers, recapture, suivi des populations…

4. Analyses des résultats

Cette action consistera à analyser de manière détaillée les données acquises grâce à diverses méthodes de modélisation statistique.

 5. Diffusion des résultats et de la méthode

C’est dans le cadre de cette action que seront diffuses les principaux résultats du projet (séminaires scientifiques et techniques, publications, manuscrit de thèse) et que seront menées les réflexions pour une diffusion de cette méthode de lutte biologique à destination des filières concernées.